Wash
Margaret Wrinkle
Belfond
432 pages
21€50
(à paraître le 18 septembre 2014)
Dans l
es années 1820 aux Etats-Unis, bien qu'une nouvelle vague s'élève pour protester contre l'
esclavagisme, la traite des Noirs d'Afrique et d'ailleurs reste
un commerce prospère.
Wash est né sur le sol américain mais ses parents sont
Africains. En grandissant, il devient
un grand gaillard noir ébène comme on en achète rarement : les colons se méfient de leurs croyances encore vivaces, leur regard fuyant et leur
vaudou maléfique.
Richardson a acheté sa mère
Mena sur une impulsion :
un regard d'elle et il s'est surpris à faire une offre. Mais c'est bien elle qui l'a choisi, consciente du secret qui grandirait en elle.
Wash n'est pas un esclave comme les autres : il est plus
imprévisible encore, il a toujours vécu à l'écart, mais c'est surtout son "travail" qui diffère... Pour se faire de l'argent, Richardson l'utilise comme "
reproducteur", conscient de la
lignée d'esclaves solides que promet un tel
géniteur. Aussi incroyable et
inconcevable que cela paraisse,
Margaret Wrinkle met le doigt sur une
pratique méconnue qui a bien existé.
Le récit
entremêle des personnages qui gravitent autour de Wash : sa mère
Mena, son maître
Richardson, mais aussi le vieux
Thompson et ses fils violents,
Rufus le forgeron africain et
Pallas, l'étrange
guérisseuse métisse qui pourra peut-être
apaiser Wash.
Un livre très fort !