10/03/2012

LIRE ...

Lire pour rêver ou s'évader, lire pour découvrir ou pour comprendre, lire pour se souvenir ...
Nos écrivains quadra/quinqua nous replongent dans cette époque d'entre deux siècles que nous venons de vivre. Mieux qu'un traité de sociologie, en tout cas plus plaisants, les romans de Delphine de Vigan ( Rien ne s'oppose à la nuit ) et de Gregoire Delacourt ( L'écrivain de la famille ) établissent avec talent une rétrospective des histoires familiales et culturelles qui ont laissé sur nous leurs empreintes, caresses ou cicatrices ...
Les années 70, peace and love, la folie des années 80, tout pour le fric et pour l'image, la politique spectacle, le sida, les années 90, un petit parfum de fin de siècle, et la crise des années 2000 ...
Et nos petits bouts de vie personnels, la réalité plus forte encore que la fiction.
Si Delphine de Vigan nous laisse poursuivre notre chemin dans le noir, genre : je hais l'espoir " votre espoir, votre cher espoir, votre sale espoir " ( ça c'est l'Antigone d'Anouilh ), Grégoire Delacourt éclaire une petite lumière au fond du tunnel sur le thème : la femme est l'avenir de l'homme ( ça c'est Aragon ).
J'espère qu'on me pardonnera ces libres détournements de mes chers auteurs, et je m'interroge sur ce que le talent de nos futurs écrivains fera des années que nous sommes en train de traverser...
LIRE C'EST VIVRE PLUS.

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